La Nocturne des bibliothèques ! Ce vendredi

… Et si vous alliez voir ce qui se passe dans une bibliothèque le soir ? Il y en a pour tous les goûts pour cette cinquième édition de la Nocturne des Bibliothèques de la Région de Bruxelles-Capitale !

Bib Josse et @bibjoske vous attendent ce vendredi 26 novembre à partir de 16h pour des activités pour les enfants et à partir de 19h pour une rencontre autour de l’humour (aussi) en bruxellois ! ❗

Pour la deuxième partie de la soirée inscription souhaitée (02 218 82 42 ou bibliotheque@sjtn.brussels) et Covid Safe Ticket❗Toutes les mesures sanitaires en vigueur seront respectées.

Au plaisir de vous (re)voir!

https://biblio.brussels/iguana/www.main.cls?p=*&v=b133152a-af96-49f9-94a4-7df705c79225https://issuu.com/…/docs/nocturne-2021_programma-programme

Bib Josse vous invite …

Étiquettes

PETIT-DÉJEUNER LITTÉRAIRE  ce samedi 13/11/2021 de 11h30 à 13h dans la salle de lecture de la bibliothèque

La bibliothèque communale de Saint-Josse est heureuse de vous convier à un nouveau petit-déjeuner littéraire en compagnie de l’autrice Cécile Hupin.

Scénographe, Cécile Hupin est également diplômée de la Cambre en études théâtrales. Vivant et travaillant à Saint-Josse, elle est notamment active au sein de la compagnie What’s Up. Elle s’est par ailleurs illustrée dans le domaine de la performance artistique interrogeant par ce biais les questions sociétales.

Depuis 2018, elle est passée de l’autre côté de la scène en se lançant dans l’écriture de fiction. Elle a obtenu en 2019 le Grand Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour sa nouvelle « Au trou du Blaireau ». Elle a publié deux autres textes aux éditions bruxelloises Lamiroy.

Occasion donc d’évoquer le parcours de cette jeune autrice passionnée, lectrice fidèle de la bibliothèque de Saint-Josse, et de découvrir une écriture moderne et incisive en phase avec les questionnements du monde contemporain.

À Samedi!

Bib Josse vous invite …

PETIT-DÉJEUNER LITTÉRAIRE  le 16/10/2021 de 11h30 à 13h dans la salle de lecture de la bibliothèque

La bibliothèque communale de Saint-Josse est heureuse de vous convier à un nouveau petit-déjeuner littéraire en compagnie de l’écrivain Didier Robert.

Lecteur fidèle de la bibliothèque, Didier Robert a été rédacteur publicitaire, scénariste et collabore depuis plus de 30 ans à des projets artistiques de natures diverses. Il est entre autres l’auteur de deux ouvrages de fiction publiés aux éditions F. deville à Bruxelles, Ce qui est en Mô, ce qui est en Mâ (2020) et L’Empreinte du silence (2021). Il est par ailleurs l’auteur d’un livre-témoignage traitant de l’épuisement professionnel paru aux éditions Chronique Sociale à Lyon.

Occasion de découvrir le parcours d’un auteur passionné et discret. Une écriture fluide, sobre qui se fraye un chemin à travers les méandres de la mémoire.

Entrée gratuite.

éditions F deville

(Mesures sanitaires suivant les décisions en vigueur au moment de l’animation)

Ecrivain public et Informaticien public à la Bibliothèque

Vous avez besoin d’aide pour lire ou écrire un document, une lettre, ou pour rédiger un CV? Un Ecrivain public peut vous aider chaque mardi à 10h30 à la Bibliothèque.

Vous avez besoin d’aide dans vos démarches en ligne sur ordinateur ou smartphone (formulaires, inscriptions, paiements, recherches etc.)? Un Informaticien public peut vous aider chaque lundi à 15h, toujours à la Bibliothèque. Bienvenue à tout le monde !

❗️Service gratuit sans rdv à partir du mois d’octobre ❗️

Les oiseaux de nuit … en pleine lumière !

Une nouvelle maison d’édition a vu le jour en 2020 en Belgique francophone malgré le contexte que l’on connaît. Consacrés à la production théâtrale contemporaine, les ouvrages à la couverture rouge de l’éditeur Les oiseaux de nuit relèvent le pari de mettre en lumière des textes d’auteurs qui ont la scène rivée aux cothurnes et le théâtre à fleur de peau.

Grâce au concours du secteur théâtral de la Commission communautaire française, nous pouvons dès à présent vous proposer une sélection des titres déjà parus. Manière aussi de prolonger le plaisir des planches à la bibliothèque…

Maison d’édition de théâtre belge francophone (lesoiseauxdenuiteditions.com)

Coup de cœur …

Le cloître de sable par Jacques Cels (1956-2018), Ed. Névrosée

S’il n’y avait eu l’initiative heureuse et récente de rééditer Le cloître de sable dans la jeune collection des Sous-Exposés aux éditions Névrosée, l’œuvre protéiforme de Jacques Cels (1956-2018) alimenterait sans nul doute cette rubrique des textes perdus de vue. De l’essai consacré à Bataille ou Michaux au roman en passant par le théâtre et la poésie, Jacques Cels aura développé une écriture exigeante et singulière. Une exigence caractéristique de l’homme qu’il fut et qu’il n’a eu de cesse de transmettre au cours de sa carrière de professeur de français dans l’enseignement secondaire, à ses élèves dont j’ai eu la chance de faire partie. Une langue précise, rigoureuse donc qui cherche constamment l’élégance dans le style. Une écriture qui fait la part belle au « travail des mots » comme le rappelle avec pertinence André Possot, ami de longue date de l’auteur, dans la préface à cette nouvelle édition.

Homme de la conversation, grand lecteur d’Erasme ou de Montaigne, humaniste et agnostique, Cels est un romancier-penseur avant tout. Au rythme de la pensée qui se déploie à travers l’écriture romanesque répond celui, parfois effréné, des dialogues entre les personnages dont on découvre, au fil de la lecture, les passions, les secrets, les désillusions. Le cloître de sable est le récit d’une disparition, d’une recherche, de quêtes initiatiques en quelque sorte par le biais desquelles les personnages se révèlent, s’interrogent, s’évitent parfois. Dans cette étrange lumière de l’attente, le tempo lent de l’écriture permet à l’auteur de multiplier les strates et par là, de nous livrer ses propres questionnements, les liens mystérieux qui unissent la littérature, la musique et les arts plastiques, la question de la croyance, les vertus de la « disputatio » au sens scolastique. La constante recherche d’une certaine forme de sagesse par le dialogue et le raisonnement caractérise les personnages des romans de Jacques Cels.

Roman philosophique ou métaphysique assurément mais pas seulement car ce serait sans compter l’œil du romancier. En scénographe et dramaturge, l’auteur parvient à plonger le lecteur dans une atmosphère énigmatique où les lieux, ici la villa La Méridienne, la mise en scène procèdent de cette étrangeté, formant ainsi « une réalité visuelle et mentale qui ne soit pas une copie du quotidien[1] » pour reprendre les mots de l’auteur. Si les cadres dans lesquels évoluent les personnages semblent baigner dans une sorte de sfumato, ils n’en sont pas moins évocateurs des climats et des ambiances, chers au romancier. La méditerranée, l’Italie et en particulier la Toscane, l’ombre portée d’un mur embrasé de soleil sont les décors où se meuvent les protagonistes en proie aux doutes, aux errements, aux attentes. Toujours désireux de comprendre le présent, de dialoguer dans l’instant, ils s’inscrivent pourtant dans un temps romanesque qui apparaît comme décalé, dans une épaisseur de temps qui s’écoulerait presque plus lentement que leur vie propre.

Comme un faisceau de lumière qui éclairerait les planches d’un théâtre d’ombres, la langue de Jacques Cels illumine les rencontres que chacun peut faire au cours de sa vie avec une œuvre d’art, avec un auteur, une amie, un homme, une femme ou tout simplement avec soi !


[1] Extrait de Carnet d’une pièce ; journal d’automne 1994 in Erasme et les abeilles, Bruxelles, Les éditions de l’Ambedui, 1996

Au cœur même de cette closerie blondoyante, où l’ombre et la clarté se neutralisaient, où par moments notre abandon au silence contrebalançait exactement le poids de nos paroles, jamais nous ne tardions à éprouver l’extraordinaire sensation d’être en un point du monde où venaient s’éteindre tous les conflits, d’être installés dans la pupille d’un œil cosmique où même les puissances les plus antagonistes acceptaient enfin de signer un définitif accord de paix, comme si dans cet espace, ouvert et claustral, rêche et polisseur, plus aucune partie de la matière, visible ou non, ne pouvait projeter de dominer les autres.

Rony Demaeseneer

Nous avons eu le plaisir d’accueillir Sara Dombret, autrice, co-fondatrice et directrice de la jeune maison d’édition bruxelloise « Névrosée ». Ici la vidéo de la rencontre!

Une singulière aventure éditoriale belge…

Dans le cadre des coups de cœur de la bibliothèque de Saint-Josse, nous avons eu le plaisir d’accueillir Jacques Hellemans, auteur du livre Les éditions Marabout, Bob Morane et le Québec paru en 2019. Modéré par notre collègue Rony Demaeseneer, ce dialogue a permis de mettre en lumière une histoire éditoriale belge tout à fait singulière : https://www.facebook.com/watch/?v=166733648615467 https://www.facebook.com/Bib.Josse

Préfacé par Henri Vernes, qui vient de fêter ses 102 ans, le livre de Jacques Hellemans retrace l’aventure des éditions Marabout lancées dès 1949 par le verviétois André Gérard. Une aventure éditoriale qui est entre autres à l’origine de la naissance du livre de poche, quatre ans avant que ne soit créée la célèbre collection française. L’ouvrage, richement illustré, montre également l’importance qu’a pu jouer l’œuvre d’Henri Vernes dans la diffusion de Marabout à travers le monde littéraire francophone et son exceptionnelle réception au Québec.

Une rencontre passionnante avec Jacques Hellemans, bibliothécaire, chargé de recherches pour les bibliothèques de l’ULB et fin connaisseur du monde de l’édition belge au XIXè siècle.

Jacques Hellemans, Les éditions Marabout, Bob Morane et le Québec, Québec, Septentrion, 2019, 197 p., ISBN 978-2-89791-061-7

Sur les sentiers de soi

À vivre depuis quelques mois comme des reclus, on en viendrait presque à perdre le nord et dès lors, la notion du voyage. Étourdis, désorientés, nous n’avons, comme seul horizon, que celui de la chambre autour de laquelle nous bombinons. Dans cette attente de nouveaux départs, la lecture du volume-anthologie d’Alain Dantinne ravive l’espoir. Celui non seulement d’envisager reprendre la route, entonner une fois encore le chant des pistes mais plus essentiel peut-être, celui de pouvoir choisir son exil intérieur. Et c’est justement par ce titre que débute la déambulation dans l’œuvre du poète-voyageur Dantinne.

Toute la tension qui anime l’écriture de l’auteur est là, présente dès ce premier recueil[1], dans le titre même du premier poème sobrement intitulé Voyage.

Je suis parti

Pour me retrouver

Seul

N’avoir personne

Venant m’avouer

Je ne sais quoi qui sente l’autre

Seul sur les sentes, sur les sentiers ! Mais très vite, l’écriture s’emballe comme emportée, prise par un courant continu à la recherche d’un autre, croisé sur un quai de gare, dans un bar de Copenhague, au détour d’une ruelle d’Istanbul. Le poète se veut seul face à l’immensité que suggère le départ. Une solitude qui ne se dirait pas, se passerait des mots s’il n’y avait la glaise de ces visages dérobés, plus présents peut-être que les paysages qui défilent, et qui forment le matériau du voyage. Ceux-là qui obligent en quelque sorte le voyageur à devenir poète.

La racine est enfouie

Profondément

Au plus intime du voyageur

Elle transmet la vie

Sève adolescente

La légende amitié

Me poursuit

Istanbul


Autre décor, autre tension entre ce que le poète voit et ce que le voyageur ressent. L’ancrage dans le réel est en quelque sorte intimement lié à la surdité des mots. Dès lors, se pose la question de la place que l’on va leur accorder. Comment ne pas les usurper ?

mon silence impuissance

         à voguer dans l’écriture

         à trouver ma violence

demain vague où je crierai

je déchirerai

         ces textes

Si la langue de Dantinne s’immisce parfois dans les replis de la nostalgie, celle-ci est avant tout à chercher dans l’innocence de l’enfance, un émerveillement, un dépaysement, un espace inviolé que délimiteraient les toponymes lus dans les atlas. Les noms des villes et des fleuves piégés, enfermés quelque part dans l’adolescence et que l’on confronte au réel, à l’âge où l’adulte sait enfin qu’il sera toujours un peu déçu.

Le mot surgit

je l’écris

et voilà que je découvre sons sens intime

pierres et briques s’empilent

un jour de l’an dix mille

s’élèvera

l’immense temple

de mon adolescence

Encore cette immensité des lieux visités, des corps aimés et des souvenirs oubliés d’une enfance que l’on jette en pâture. Et pour à nouveau s’en sortir, pour une nouvelle fois couper l’amarre, user encore, malgré tout, de la crudité, de la violence des mots, pour ne pas s’enliser, pour reprendre la cadence qu’impose la route par tous les temps.

La page où la parole s’ellipse

Et s’envole lentement dans le silence

L’intervalle laissé par l’oiseau de passage

Une colère égorgée toute ma violence

Le plaisir inceste qui raccourcit mon texte

Et s’arrête en coulisse au mot désespoir

Le plaisir inceste qui raccourcit mon texte

Et s’arrête au mot…

Il faut lire Dantinne lentement ! Comme pour freiner le rythme imposé par la force des images et que complètent à merveille les peintures de Jean Morette qui sont autant d’escales dans la traversée rageuse du capitaine Dantinne. L’écriture alors se dévoile, fiévreuse, hargneuse, dense et puissante, irriguant de son sang ce jus pisseux d’outremer.

Alain DANTINNE, Amour quelque part le nom d’un fleuve, Jean Morette (ill.), Billère, L’herbe qui tremble, 2020, 271 p., ISBN 978-2-491462-00-0, 17€

                                                                                                                      Rony Demaeseneer

[1] L’exil intérieur, H.C. 1979, réédité par L’Arbre à Paroles en 2005

Bib Josse rouvre ses portes sur rendez-vous !!

Les bibliothèques rouvrent leurs portes sur rendez-vous à partir du 1er mars !!

Bib Josse et Bib Joske ont le plaisir immense de vous accueillir à nouveau…

Nous le ferons en toute sécurité, pour un temps limité de 30 minutes par bulle familiale. N’hésitez pas à nous contacter. À vos agendas !

Au plaisir (tant attendu…) de vous revoir !

Ps. : le service de take away reste toujours actif : contactez-nous aussi pour des livres à emporter.

Nouvelles acquisitions (pour le take away)

Continuez à profiter du service « take away » par téléphone ou par mail!

Nous profitons pour vous rappeler que malgré les portes fermées, nous sommes… « ouverts »😉! C’est à dire que nous travaillons à l’intérieur et que nous attendons aussi avec impatience vos demandes de livres. Nous pouvons préparer (pour les enfants et pourquoi pas pour les adultes aussi) des colis-surprise pleins de livres (des magnifiques nouveautés vous attendent !). Appelez-nous, écrivez-nous! Et vous pourrez passer les retirer à la porte le jour même, voir quelques minutes après la demande.

Vous pouvez aussi vérifier la disponibilités des livres via notre CATALOGUE ! Cliquez…

Au plaisir de vous revoir
L’équipe (en pleine forme 😎 et à votre disposition!) de Bib Josse

Romans et bandes dessinées

Documentaires