« L’amour dans tous les genres »

Bonjour à toutes et à tous

Ce que nous aimerions mettre à l’honneur aujourd’hui, ce n’est pas un livre ou une maison d’édition mais plutôt des contenus audiovisuels.

Depuis quelques jours la RTBF a lancé sur Auvio une toute nouvelle plateforme gratuite de vidéo à la demande : COLORS (https://www.rtbf.be/auvio/categorie/colors?id=149).

Pourquoi Colors ? C’est une référence aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, qui représentent les LGBTQI+ (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Trans, Queers, Intersexes, et tous les autres).

Et pourquoi voulons-nous mettre à l’honneur cette initiative en particulier qui est apparemment l’une parmi (heureusement) tant d’autres? Tout simplement parce qu’en plus d’être complémentaire à notre fonds spécialisé « BTGE – Bibliothèque en tous genres », il s’agit surtout d’un projet issu d’un service public (comme le nôtre d’ailleurs), ce qui apporte de la valeur ajoutée à ce genre d’initiative.

N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil :  des films, des documentaires, des œuvres primées, des podcasts et d’autres contenus originaux dans un catalogue gratuit, évolutif et passionnant qui racontent « la vie en couleurs et l’amour dans tous les genres ».

Bonne écoute et bon visionnage !

Livres numériques

Bonjour à toutes et à tous

Nous espérons que vous vous portez bien.

Ce message juste pour relancer notre service gratuit de livres numériques pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas : Lirtuel.

Si vous en avez besoin, voici un TUTORIEL pour l’utilisation de Lirtuel.
Si par contre lire sur un écran… c’est pas pour vous, ou si vous voulez lire aussi « à l’ancienne »… continuez à profiter de notre service  » TAKE-AWAY « .

Prenez soin de vous et restons en contact!

À bientôt

L’équipe de Bib Josse

Deux coups de cœur bruxellois…

Malgré les nouvelles mesures sanitaires qui touchent de près la bibliothèque de Saint-Josse, l’équipe des bibliothécaires poursuit, en interne, le réaménagement progressif des locaux afin de pouvoir vous accueillir au mieux dès que possible.

De même, en attendant avec impatience le moment de pouvoir rouvrir les portes, nous continuons d’engranger pour vous quelques belles et récentes pépites littéraires à découvrir prochainement…

Parmi celles-ci, deux, en particulier, ont retenu notre attention. Deux coups de cœur d’auteurs bruxellois que nous souhaitions mettre en avant.

Avec Le fil des traversées, Anna Ayanoglou signe un premier récit poétique, épuré mais dense, qui nous entraîne vers les pays de la Baltique. Outre le fait que ce premier livre est publié chez Gallimard, ce qui est déjà une belle performance, l’auteure parvient à rendre avec peu de mots l’atmosphère fantomatique de ces pays écorchés, Estonie, Lituanie où elle a vécu et enseigné le français. Des villes qui sont autant de vestiges d’une guerre aussi froide que le climat de la région, là-bas tout au nord de l’Europe. Une belle surprise que ce livre d’Anna Ayanoglou,  née à Paris et qui a posé  ses valises à Bruxelles où elle anime entre autres une émission radio consacrée à la poésie internationale. Pour vous donner une idée, pour voyager un peu en ces temps incertains…

C’était peut-être simplement l’explosion de mai / l’impression de recouvrer la vue, mais ce soir-là / dans les rues de Vilnius noyées sous le feuillage / les époques perlaient de partout, ce qui était resté / toutes les âmes, toutes les vies à plusieurs fonds. 

Né à Liège, Rossano Rosi est, depuis plusieurs années, directeur dans l’enseignement secondaire à Bruxelles. Licencié en philologie classique et romane, l’auteur n’est pas un novice. Avec sept romans et trois recueils de poésie, il a su s’imposer comme une des voix importantes de la littérature belge contemporaine même s’il reste discret et peu médiatisé. Rosi poursuit ainsi une œuvre toute en nuance, balançant entre mélancolie et humour. Ancrés dans le réel, les histoires que distille Rosi bifurquent en général très vite vers l’étrange ou du moins vers une réalité chargée de correspondances qui se télescopent de manière parfois incongrue. Un basculement vers l’absurde que Rosi, en fin connaisseur de Queneau, entretient et avec lequel il joue constamment.

Avec ce dernier livre, Le Pub d’Enfield Road,  paru chez l’éditeur bruxellois Les Impressions nouvelles auquel il reste fidèle, l’auteur nous emmène en Angleterre, dans la banlieue londonienne, sur les traces d’un professeur de lycée proche de la retraite. Raymond Raymont – un nom comme un clin d’œil à Queneau mais aussi aux Dupont d’Hergé, deux initiales R. R. qui sont peut-être d’ailleurs aussi celles de l’auteur lui-même –  accompagne ses étudiants lors d’un voyage scolaire à Londres. La traversée de la ville sera l’occasion pour lui de ranimer les souvenirs d’un précédent voyage dans la capitale, quarante ans auparavant, en compagnie notamment de celle qui deviendra sa femme. Mais très vite, des coïncidences quasi improbables vont réunir présent et passé. Un récit d’une grande exigence littéraire, plein de références jubilatoires qui font immédiatement penser aux films de Jacques Tati. La force de l’écriture de Rossano Rosi réside sans doute là, dans ce mélange d’ironie, de nostalgie et de désinvolture qui sont autant d’ingrédients du monde tel qu’il tourne … c’est-à-dire souvent mal !

Le grand départ avait eu lieu près de vingt-quatre heures auparavant, dans la nuit d’une mi-janvier blafarde et glaciale. Tous criaient, pleins d’excitation ; tous hurlaient leur joie de partir ; tous montaient dans l’autocar en faisant mine de se bousculer sauvagement ; tous se mirent à chanter en chœur des airs, des rythmes ignorés – tout féru de musique qu’il avait été au cours de sa vie – de Raymond Raymont. Et lorsque après avoir passé le barrage douanier de Calais et oublié les silhouettes en guenilles de ces Peaux-Rouges d’un nouveau style alignées le long des crêtes des talus surplombant l’autoroute, il s’était finalement trouvé un coin tranquille à bord du bateau, loin des agglutinements de jeunes… 

Anna Ayanoglou, Le fil des traversées, Paris, Gallimard, 2019, 97 p., ISBN 978-2-07-284427-0

Rossano Rosi, Le Pub d’Enfield Road, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2020, 180 p., ISBN 978-2-87449-763-6

Fermeture…

Bonjour à toutes et à tous

Nous sommes au regret de vous informer que, suite à l’évolution de la situation sanitaire, Bib Josse doit fermer à nouveau ses portes.

Tout service, projet, activité, ou partenariat doit donc être malheureusement suspendu au moins pendant 1 mois et jusqu’à « nouvel ordre ».

Un service de « take away » sera mis en place à partir de demain 29 septembre, sur rendez-vous (bibliotheque@sjtn.brussels / 02 218 82 42) et pendant les heures habituelles de la Bibliothèques.

Vous pourrez continuer à profiter de nos lectures en ligne pour les enfants sur notre page Facebook. Restons connecté.e.s!

Dans l’espoir de vous revoir au plus vite!

L’équipe de Bib Josse

Fermeture exceptionnelle

Nous sommes au regret de vous annoncer que Bib Josse sera exceptionnellement fermée jusqu’au dimanche 16 aout inclus.

Les livres à retourner peuvent être déposés dans la boîte aux lettres et les dates des retours seront automatiquement prolongées.

Bib Joske, la Bibliothèque néerlandophone, reste accessible.

Merci de votre compréhension et au plaisir de vous revoir le plus tôt possible.
Cordialement

L’été de Bib Josse

Chers lecteurs, chères lectrices,

L’été est finalement arrivé. Et après cette longue période de confinement, un peu d’animation (en toute sécurité) est la bienvenue ! Voilà pourquoi nous voulons proposer aux enfants des nouvelles activités en juillet et en août :

Tout d’abord, nous voulons remettre en place nos bons instants lectures des samedis ! Ils reprennent donc joyeusement dès cette semaine et nous espérons vous revoir nombreux ! Mais pas trop quand même ! Cette activité, comme toutes les autres, sera limitée à 6 enfants ! Sécurité oblige …

Ensuite, nous vous avons concocté de nouvelles activités spéciales été ! Ce seront 4 dates à ne pas manquer ! Elles prendront place le mercredi, afin de joliment occuper votre soirée ! Cette fois, les inscriptions sont obligatoires et toujours gratuites !

Enfin, nous vous annonçons ici que nous serons présents dans les rues aux côtés de nos amis de GC Ten Noey et Bib Joske, aux dates suivantes : le 11 juillet, le 1er août et le 29 août ! Bib Joske ainsi que Ten Noey y seront présents tous les samedis ! Nous vous invitons à rester connectés sur leurs réseaux aussi!

Et voilà ! Nous espérons que ce petit programme vous plaira ! Restez connectés sur notre Facebook et sur notre Instagram pour les dernières nouvelles.

A tout bientôt ! Et bonnes vacances …

Ps.: Nous serons toujours ouverts aux heures habituelles cet été, excepté les 20 et 21 juillet ainsi que le 15 août.

Un géant (un vrai…) à la Bibliothèque !

Un nouveau lecteur, un peu spécial, s’est invité à la Bibliothèque. Il s’agit de Jean-Baptiste Houwaert, poète et dramaturge flamand né en 1533, qui avait construit sa résidence à Saint-Josse.

Malgré le fait que, lors de son inscription, sa date de naissance nous a posé quelques problèmes de logiciel, M. Houwaert a reçu comme toute le monde sa toute nouvelle carte de lecteur et le droit d’emprunter tous les livres qu’il souhaite. Par contre pour l’instant pas d’accès à la salle d’étude ni à la salle informatique…

Le géant, fraîchement restauré (tout comme ses deux comparses : Cudell et Saint-Josse), sera accueilli pendant l’été dans le hall de Bib Josse et Bib Joske.

N’hésitez pas à le saluer en passant. Il est timide, et il ne le fera de lui-même…

Oui ! Nous sommes prêts !! Ce mardi 2 juin la réouverture

Bonjour à toutes et à tous,

Bib Josse et Bib Joske rouvrent ses portes ce mardi 2 juin, selon les horaires habituels.

Vous nous avez manqué… et nous sommes finalement heureux et heureuses de vous revoir !!

Ce qui a changé : l’accès sera réglementé, le temps de permanence sera limité, le port du masque vivement souhaité.

Ce qui n’a pas changé : l’envie de vous rencontrer…  

À très bientôt !

PS. : notre service de take away reste en place.

Encore fermés. Mais… on y est presque !

Bonjour à toutes et à tous,

Bib Josse reste malheureusement encore fermée. Mais, heureusement, plus pour longtemps : nous travaillons pour que ses portes puissent rouvrir le plus vite possible tout en veillant à ce que ça soit fait dans les meilleures conditions. Et… nous y sommes presque ! Encore un peu de patience…

Entre-temps profitez encore durant ces quelques jours du service «take away».

Bon début de semaine et à bientôt !

Poésie belge en vrac…

Notre collègue Rony Demaeseneer a été l’invité du @SJTN live de ce jeudi. Vous avez encore la possibilité de revoir ce moment : https://www.facebook.com/114889600159808/videos/561047541497496/ .

Ci-après son texte pour vous accompagner dans cette petite balade poétique. Bon/ne visionnage/écoute/lecture. Et bon dimanche aussi!

La Belgique, tant au nord qu’au sud, est terre de poésie. Depuis les grands symbolistes – Verhaeren, Maeterlinck – le genre a trouvé ses lettres de noblesse et a réussi à s’adapter aux mouvements internes qui ont animé la littérature nationale. Il en est de même des petites maisons d’édition, parfois très confidentielles, qui existent sur le territoire et pour lesquelles on espère vivement que cette période d’incertitude ne soit le chant du cygne. Peu médiatisées, ces structures éditoriales sont pourtant essentielles à la diffusion de cette littérature poétique qui constitue assurément, sur un plan international, une des marques de fabrique de la Belgique littéraire. Un petit tour d’horizon donc pour épingler quelques recueils récents, parus pour la plupart quelques mois avant le confinement.

Parmi ceux-là, le beau premier livre d’une bruxelloise, Anna Ayanoglou, Le fil des traversées, chez Gallimard qui nous entraîne aux confins de l’Europe baltique, avec une musique intérieure très personnelle loin des modes et des artifices.

« Pour ses cours en sommeil / dans son cœur et autour / pour ses maisons aveugles / ses demi-terrains vagues / aux cailloux farineux / le brillant de l’eau noire / dans les caves écroulées / pour ces espaces vacants / pour ce qu’ils sont donnés / et nourrissent les poètes / les pochetrons et les adolescents »

On poursuit avec Karel Logist et son recueil, Un cœur lent, une poésie du quotidien, légèrement décalée où surgit toujours, au détour d’un vers, un brin d’humour et d’incertitude.

« Une étude scientifique / serait en cours / qui tend à démontrer / que la procrastination / est l’une des rares pathologies / qui permettent de vivre plus vieux / plus actif et en meilleure santé / quand on l’interroge / quant à la date de publication / des résultats définitifs de sa future thèse / l’éminent chercheur / se montre plutôt vague »

Avec Benno Barnard, né à Amsterdam mais partageant son temps entre Bruxelles et Londres, la poésie se fait plus âpre, plus violente parfois. Le service de mariage, traduit du néerlandais par Daniel Cunin, dernier livre paru, confirme la voix majeure et la place qu’occupe le poète dans l’espace littéraire européen.

« Bruxelles brûlait de notre rendez-vous / au cœur de la ville tu attendais au soleil / d’une terrasse propre à exciter les sens / Je me dirigeais vers toi / à peine dix minutes / depuis la gare / voyage autour de ma poche / Mais une rue plus loin / au bond de la grande aiguille / des pensées irrationnelles s’emparèrent de moi »

Parmi les images poétiques, les nuages restent l’apanage des poètes qu’ils revisitent à leur façon. Pour Jan Baetens, professeur à l’université de Leuven, avec son livre Autres nuages (2013) comme pour Liliane Schraûwen, le nubile reste sans doute le plus beau moyen d’évasion. Dans Nuages et vestiges (2019), la poétesse ranime encore aussi le souvenir de Bruxelles vivante sous les étoiles.

« Cœur de l’Europe et cœur du monde / c’est à un cœur qu’elle ressemble / même contour même dessin / on vient de loin pour la connaître / des Amériques du Japon / Grand-Place dentelle de pierre / un bel archange la domine / un ange d’or dans le soleil / qui la protège et la défend / là-haut dressé contre le ciel / contre la pluie contre le vent contre le gris »

Et Bruxelles encore sous la plume de Rossano Rosi dans le magnifique recueil Pocket Plan où chaque poème bat son propre tempo, rythmé par le nom d’une artère bruxelloise.

« Voilà. Il sort de chez le bouquiniste, rue du Midi / Pas un regard pour l’azur. Il jubile / Et il jubile. Il heurte une sébile / Pas un regard pour le gymnosophiste / en l’attente de sous, zen, fataliste / Il jubile en ouvrant l’automobile / fier d’avoir viré la bio de Bill / pour dénicher derrière, à l’improviste / ah, ce fouillis ! un Isocrate intact ! / à menu prix ! aux pages non coupées / il jubile, il lâche en silence un pet / de joie tandis qu’il s’installe aux commandes / et qu’il regrette, en mettant le contact / la Correspondance de Sand »

Des styles différents, des visions et des humeurs qui disent la vitalité de cette langue poétique que, souvent, nous envient les voisins français. La poésie dit beaucoup à propos de tout et surtout de rien !

Références des ouvrages cités et de quelques autres :

Rossano Rosi, Pocket Plan, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2008.

Werner Lambersy, L’éternité est un battement de cils, Arles, Actes Sud, 2005.

Karel Logist, Un cœur lent, Liège, Tétras Lyre, 2020.

Anna Ayanoglou, Le fil des traversées, Paris, Gallimard, 2019.

Harry Szpilmann, A propos de tout et surtout de rien, Bruxelles, La lettre volée, 2020.

Liliane Schraûwen, Nuages et vestiges, Dinant, Bleu d’encre, 2019.

Benno Barnard, Le service de mariage, Bègles, Le Castor Astral, 2019.

Jan Baetens, Autres nuages, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2012.

Rony Demaeseneer

À la Bibliothèque service d’impression gratuit pour les étudiants

Service d’impression gratuit pour les étudiants / Mesure dans le cadre du Covid-19

Tu es étudiant.e du supérieur et tu habites à Saint-Josse ? Besoin d’aide pour imprimer tes cours et tes travaux ? Contacte-nous et envoie par mail tes documents et une photo de ta carte d’étudiant : bibliotheque@sjtn.brussels – 02 218 82 42
Un.e bibliothécaire les imprimera pour toi (gratuitement et en noir et blanc) et tu recevras un rendez-vous pour pouvoir les retirer en toute sécurité.

Bon courage à tous les étudiants et à toutes les étudiantes!!

Des livres à emporter !

Nous sommes heureux et heureuses de vous proposer à partir de la semaine prochaine un service « take away » sur rendez-vous.

Il faudra surement avoir un peu de patience : les mesures de sécurité nous obligent à des rendez-vous précis et fixés au moins une semaine après votre demande, à un nombre donc réduit des passages, à des colis qui vous attendent à la porte et toute une autre série de petits détails qui font malheureusement désormais partie de nos vies dans cette période, mais qui nous permettent de vous proposer ce service en toute sécurité.

Nous organiserons les rendez-vous les mardis et les jeudis entre 11h et 16h, en alternance avec nos chèr.e.s collègues néerlandophones de Bib Joske. Plus de détails vous seront donnés lors de la prise de contact.

Voilà… une première petite fenêtre ouverte ici à Bib Josse ! 

Courage et à bientôt !