Samedi 23 avril à 11h30 : rencontre avec Camille BATAILLON .
Sexologue clinicienne et thérapeute, Camille Bataillon est titulaire d’un Master en Sciences de la famille et de la sexualité de l’Université de Louvain. Lectrice à la bibliothèque de Saint-Josse, elle a publié en 2021, aux éditions Kiwi à Paris, un guide intitulé « Réinventer sa vie intime après bébé ».
Un livre coup de cœur à placer entre les mains de tous les jeunes parents. Occasion pour nous donc d’évoquer avec l’autrice cette question de la sexualité post-partum, un sujet rarement abordé dans les livres consacrés à la naissance.
Samedi 12 mars à 11h30 : rencontre avec Marc MEGANCK.
Historien et écrivain, Marc Meganck est attaché scientifique au service de la Direction du Patrimoine de la Région bruxelloise. Essayiste et romancier, il est l’auteur de plus de trente livres dans différents genres. Passionné par l’histoire de la ville et par les destins qui s’y croisent, il a notamment publié une tétralogie composée de romans noirs dont l’action se déroule à Bruxelles. Ses deux derniers livres plus personnels, véritables coups de cœur, nous entraîneront dans son sillage sur les traces d’une quête d’identité. Une rencontre sous le signe de la lucidité face aux dérives du monde contemporain. A ne pas manquer ! Derniers titres parus : Marcher noir : chroniques du monde confiné, 180° éd. et Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot, Éditions F deville.
Samedi 19 février à 11h30: Géraldine HARCKMAN et Renato BACCARAT
Auteur et illustrateur, Renato Baccarat a lancé en 2020 une structure éditoriale de belle qualité « Bleu Dans Vert » qui oscille entre la bande-dessinée et le roman graphique. Ce rendez-vous sera l’occasion d’aborder, avec lui et l’autrice Géraldine Harckman, les enjeux du monde de l’édition en Belgique et de présenter, de découvrir leurs productions artistiques.
Aujourd’hui nous voulons inaugurer une petite rubrique dédiée à vos coups des cœur : envie de partager une lecture qui vous a touchée, un livre qui vous a ému ou fait rire/voyager/rêver/pleurer? Envoyez-nous votre texte (biliotheque@sjtn.brussels) ou touchez-nous en un mot quand vous passez à la bibliothèque. Ça sera un plaisir de le partager ici dans l’espoir de donner des idées de lecture pour tout âge et tout type de livre (romans, BD, albums, mangas etc.).
Le premier qui se lance aujourd’hui est… Romain!! Il nous partage sa dernière lecture : L’Odyssée d’Hakim, de Fabien Toulmé (Paris : Delcourt, 2018-2021) :
« L’odyssée de Hakim, c’est une bande dessinée documentaire en trois tomes dans laquelle Hakim, un jeune travailleur Syrien, raconte son parcours de réfugié. Il commence au moment de l’arrivée au pouvoir de Bachar Al-Assad et se termine par l’arrivée inespérée de Hakim et son fils en France. Elle retrace leur parcours de migration de plusieurs années, en passant par neuf autres pays.On est tout de suite plongés dans sa vie. On vit ses tiraillements à quitter son pays et sa famille.J’ai été impressionné par sa capacité à retomber sur ses pattes après chacune des nombreuses déceptions et frayeurs qu’il a rencontrées tout au long de son odyssée. En tant que jeune père d’un petit garçon d’un an, j’ai été particulièrement touché par la détresse et la précarité dans laquelle Hakim s’est retrouvé pendant plusieurs années, livré à lui-même, loin de son pays et de ses proches, avec Hadi, son jeune fils qui savait à peine marcher et pas encore parler. Sa jeune femme a eu la chance d’être autorisée à émigrer en France peu de temps après la naissance de Hadi. Mais ni Hakim, ni Hadi n’ont eu le droit de l’accompagner. Nombreux ont été les passages durant lesquels je me suis imaginé à sa place en me demandant si j’aurais été capable de m’accrocher et me débrouiller comme il l’a si remarquablement fait. Ce récit de vie m’a rempli de compassion envers les réfugiés. Même si j’y étais déjà sensibilisé avant de le lire, il m’a donné envie de m’intéresser davantage à cette thématique aussi omniprésente qu’occultée et de m’y impliquer. Avec l’Odyssée de Hakim, vous découvrirez une histoire palpitante, émouvante et pleine de rebondissements et de solidarité qui vous prendra aux tripes tout du long.
Merci à la Bibliothèque de Saint-Josse de m’avoir offert cette belle découverte ! »
… Et si vous alliez voir ce qui se passe dans une bibliothèque le soir ? Il y en a pour tous les goûts pour cette cinquième édition de la Nocturne des Bibliothèques de la Région de Bruxelles-Capitale !
Bib Josse et @bibjoske vous attendent ce vendredi 26 novembre à partir de 16h pour des activités pour les enfants et à partir de 19h pour une rencontre autour de l’humour (aussi) en bruxellois !
Pour la deuxième partie de la soirée inscription souhaitée (02 218 82 42 ou bibliotheque@sjtn.brussels) et Covid Safe TicketToutes les mesures sanitaires en vigueur seront respectées.
PETIT-DÉJEUNER LITTÉRAIRE ce samedi 13/11/2021 de 11h30 à 13h dans la salle de lecture de la bibliothèque
La bibliothèque communale de Saint-Josse est heureuse de vous convier à un nouveau petit-déjeuner littéraire en compagnie de l’autrice Cécile Hupin.
Scénographe, Cécile Hupin est également diplômée de la Cambre en études théâtrales. Vivant et travaillant à Saint-Josse, elle est notamment active au sein de la compagnie What’s Up. Elle s’est par ailleurs illustrée dans le domaine de la performance artistique interrogeant par ce biais les questions sociétales.
Depuis 2018, elle est passée de l’autre côté de la scène en se lançant dans l’écriture de fiction. Elle a obtenu en 2019 le Grand Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour sa nouvelle « Au trou du Blaireau ». Elle a publié deux autres textes aux éditions bruxelloises Lamiroy.
Occasion donc d’évoquer le parcours de cette jeune autrice passionnée, lectrice fidèle de la bibliothèque de Saint-Josse, et de découvrir une écriture moderne et incisive en phase avec les questionnements du monde contemporain.
PETIT-DÉJEUNER LITTÉRAIRE le 16/10/2021 de 11h30 à 13h dans la salle de lecture de la bibliothèque
La bibliothèque communale de Saint-Josse est heureuse de vous convier à un nouveau petit-déjeuner littéraire en compagnie de l’écrivain Didier Robert.
Lecteur fidèle de la bibliothèque, Didier Robert a été rédacteur publicitaire, scénariste et collabore depuis plus de 30 ans à des projets artistiques de natures diverses. Il est entre autres l’auteur de deux ouvrages de fiction publiés aux éditions F. deville à Bruxelles, Ce qui est en Mô, ce qui est en Mâ (2020) et L’Empreinte du silence (2021). Il est par ailleurs l’auteur d’un livre-témoignage traitant de l’épuisement professionnel paru aux éditions Chronique Sociale à Lyon.
Occasion de découvrir le parcours d’un auteur passionné et discret. Une écriture fluide, sobre qui se fraye un chemin à travers les méandres de la mémoire.
Vous avez besoin d’aide pour lire ou écrire un document, une lettre, ou pour rédiger un CV? Un Ecrivain public peut vous aider chaque mardi à 10h30 à la Bibliothèque.
Vous avez besoin d’aide dans vos démarches en ligne sur ordinateur ou smartphone (formulaires, inscriptions, paiements, recherches etc.)? Un Informaticien public peut vous aider chaque lundi à 15h, toujours à la Bibliothèque. Bienvenue à tout le monde !
Service gratuit sans rdv à partir du mois d’octobre
Une nouvelle maison d’édition a vu le jour en 2020 en Belgique francophone malgré le contexte que l’on connaît. Consacrés à la production théâtrale contemporaine, les ouvrages à la couverture rouge de l’éditeur Les oiseaux de nuit relèvent le pari de mettre en lumière des textes d’auteurs qui ont la scène rivée aux cothurnes et le théâtre à fleur de peau.
Grâce au concours du secteur théâtral de la Commission communautaire française, nous pouvons dès à présent vous proposer une sélection des titres déjà parus. Manière aussi de prolonger le plaisir des planches à la bibliothèque…
Le cloître de sable par Jacques Cels (1956-2018), Ed. Névrosée
S’il n’y avait eu l’initiative heureuse et récente de rééditer Le cloître de sable dans la jeune collection des Sous-Exposés aux éditions Névrosée, l’œuvre protéiforme de Jacques Cels (1956-2018) alimenterait sans nul doute cette rubrique des textes perdus de vue. De l’essai consacré à Bataille ou Michaux au roman en passant par le théâtre et la poésie, Jacques Cels aura développé une écriture exigeante et singulière. Une exigence caractéristique de l’homme qu’il fut et qu’il n’a eu de cesse de transmettre au cours de sa carrière de professeur de français dans l’enseignement secondaire, à ses élèves dont j’ai eu la chance de faire partie. Une langue précise, rigoureuse donc qui cherche constamment l’élégance dans le style. Une écriture qui fait la part belle au « travail des mots » comme le rappelle avec pertinence André Possot, ami de longue date de l’auteur, dans la préface à cette nouvelle édition.
Homme de la conversation, grand lecteur d’Erasme ou de Montaigne, humaniste et agnostique, Cels est un romancier-penseur avant tout. Au rythme de la pensée qui se déploie à travers l’écriture romanesque répond celui, parfois effréné, des dialogues entre les personnages dont on découvre, au fil de la lecture, les passions, les secrets, les désillusions. Le cloître de sable est le récit d’une disparition, d’une recherche, de quêtes initiatiques en quelque sorte par le biais desquelles les personnages se révèlent, s’interrogent, s’évitent parfois. Dans cette étrange lumière de l’attente, le tempo lent de l’écriture permet à l’auteur de multiplier les strates et par là, de nous livrer ses propres questionnements, les liens mystérieux qui unissent la littérature, la musique et les arts plastiques, la question de la croyance, les vertus de la « disputatio » au sens scolastique. La constante recherche d’une certaine forme de sagesse par le dialogue et le raisonnement caractérise les personnages des romans de Jacques Cels.
Roman philosophique ou métaphysique assurément mais pas seulement car ce serait sans compter l’œil du romancier. En scénographe et dramaturge, l’auteur parvient à plonger le lecteur dans une atmosphère énigmatique où les lieux, ici la villa La Méridienne, la mise en scène procèdent de cette étrangeté, formant ainsi « une réalité visuelle et mentale qui ne soit pas une copie du quotidien[1] » pour reprendre les mots de l’auteur. Si les cadres dans lesquels évoluent les personnages semblent baigner dans une sorte de sfumato, ils n’en sont pas moins évocateurs des climats et des ambiances, chers au romancier. La méditerranée, l’Italie et en particulier la Toscane, l’ombre portée d’un mur embrasé de soleil sont les décors où se meuvent les protagonistes en proie aux doutes, aux errements, aux attentes. Toujours désireux de comprendre le présent, de dialoguer dans l’instant, ils s’inscrivent pourtant dans un temps romanesque qui apparaît comme décalé, dans une épaisseur de temps qui s’écoulerait presque plus lentement que leur vie propre.
Comme un faisceau de lumière qui éclairerait les planches d’un théâtre d’ombres, la langue de Jacques Cels illumine les rencontres que chacun peut faire au cours de sa vie avec une œuvre d’art, avec un auteur, une amie, un homme, une femme ou tout simplement avec soi !
[1] Extrait de Carnet d’une pièce ; journal d’automne 1994 in Erasme et les abeilles, Bruxelles, Les éditions de l’Ambedui, 1996
Au cœur même de cette closerie blondoyante, où l’ombre et la clarté se neutralisaient, où par moments notre abandon au silence contrebalançait exactement le poids de nos paroles, jamais nous ne tardions à éprouver l’extraordinaire sensation d’être en un point du monde où venaient s’éteindre tous les conflits, d’être installés dans la pupille d’un œil cosmique où même les puissances les plus antagonistes acceptaient enfin de signer un définitif accord de paix, comme si dans cet espace, ouvert et claustral, rêche et polisseur, plus aucune partie de la matière, visible ou non, ne pouvait projeter de dominer les autres.
Rony Demaeseneer
Nous avons eu le plaisir d’accueillir Sara Dombret, autrice, co-fondatrice et directrice de la jeune maison d’édition bruxelloise « Névrosée ». Ici la vidéo de la rencontre!